Je ne vais – évidemment – pas vous parler de la qualification de la France pour la coupe du monde. Il paraît qu’elle a été décrochée après une tricherie, ce qui n’est pas pour honorer la France. Et cela fait couler beaucoup d’encre et de salive. Je dois peut-être avouer qu’intérieurement, je souhaitais la défaite de la France. Histoire, sans doute, d’être au calme l’été prochain.
En effet, la victoire qui, dans la rue, a fait le plus de bruit, n’est pas celle de la France. Il est vrai que se qualifier pour la seule phase finale de la coupe du monde de football n’a rien d’exceptionnel. Pour autant, la victoire de l’Algérie, qui jouait contre l’Egypte en Somalie avec le même objectif que la France, a fait un bruit phénoménal. Cela malgré la distance nous séparant de l’Algérie.
Ainsi, pour ne parler que de ce que j’ai pu voir (pour le reste, un aperçu des évènements est disponible ici), il apparaît assez clairement que les manifestants d’hier, présents dans chaque quartier de Paris sans aucune exception, avaient plus volontiers des traits de conquérants que de fêtards. Provocations à l’encontre de la police, bris de vitrines, regards méprisants et autres insultes à l’encontre des passants n’appartenant pas à la communauté étaient en effet de rigueur aux abords de la place de l’Etoile.
Et cela en dépit des « scènes de liesse » vantées avec tant de conviction par la plupart des médias…
Evidemment, certains des manifestants n’étaient pas violents. Magnanimes, ils n’entendaient peut-être même pas provoquer la police. Peut-être même qu’une majorité se réjouissait calmement depuis
son appartement.
« Fiers de leurs racines »
Les manifestants, titulaires pour la plupart de la nationalité française sont donc avant tout supporteurs de l’équipe d’Algérie. Cela même s’ils vivent en France depuis leur naissance. Mais il y
a une explication à cela : ils sont « fiers de leurs racines », nous martèle-t-on dans chaque article de presse, bulletin radiophonique, ou séquence d’information télévisée.
Peut-être est-ce légitime.
En tout cas, cela le serait bien plus si j’étais, moi aussi, triste descendant de gaulois, de francs ou autres germains, autorisé à être « fier de mes racines ». C'est-à-dire à défendre tout ce qui est spécifiquement « gaulois ». En d’autres termes, à faire du « communautarisme gaulois ».
Mais ce ne sont même pas des droits que je réclame. Car le communautarisme, n’apportera aucune solution à l’éclatement de la société française.
Finalement, ma seule attente, que je voudrais légitime, serait de ne pas voir mes racines sans cesse piétinées, refoulées par des personnes allégrement fières des leurs. Mais il faudrait pour cela arrêter de remettre en cause ces ancêtres qui ont façonné la France cela même si celle-ci n’est pas éternelle et si sa construction n’est pas achevée. A moins que quelqu’un m’explique qu’il est possible de construire durablement quelque chose dont on nie l’histoire…
PS : Ah, au fait : pourquoi ces personnes si fières de leurs racines ne sont-elles pas plus nombreuses à opérer un véritable retour aux sources en allant vivre dans le pays qui fait tant chavirer leur cœur ?
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